nyah
tokyo ghoul: higanbana


Les vives lumières, le bruit incessant des voitures, l'agitation constante ; tout ça, tu y est bien habitué. Tu vis à Tokyo depuis des mois ou des années, natif ou immigré, et toute cette vie hyperactive ne te surprend plus. Tu penses avoir tout vu. Tu crois.

Mais cette fois, ce n'est pas le cas, et tu changes d'avis rapidement. Au coin d'une rue, dans le couloir de ton appartement, ou même par ta fenêtre, tu en as vu une. Une ghoul. Tu pensais que c'était un mythe, une légende urbaine pour dissuader les jeunes filles de rester trop longtemps dehors la nuit, mais tu viens bien de la voir. Un monstre dévoreur de chair, au corps d'abomination, tapi dans les ombres pour déguster son butin.Et tout ce qu'il en reste est une traînée de sang étalée au sol, et des papiers sur une nouvelle personne disparue collés partout dans les rues le lendemain.

Le temps passe, toute la ville oublie ces monstres, mais toi tu n'oublies pas.

Sybile
fondatrice
???
missing





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belle-de-nuit ✧ eva

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Sybile Van Hilde
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Ven 10 Aoû - 1:58
belle-de-nuit
ft. eva edogawa ; sybile van hilde
Une brise tendre caressa sa joue, closant ses paupières, lui faisant inspirer le doux parfum des fleurs. Vent d'été, vent chaud si peu familier. Elle venait du pays des neiges, et c'était son premier véritable été où il faisait plus de vingt-cinq degrés ; elle n'y était pas encore habituée, ni à la chaleur, ni aux masques anti-pollution, ni à l'hyperactivité d'une ville jamais fatiguée.

Sybile s'était enfuie, perdue, partie en aventure dans des rues qu'elle ne connaissait pas. Ses pas avaient suivi les trottoirs, les lumières de la rue et les intersections, puis les pétales roses qui parfois croisaient son chemin - pour ne pas mentir, c'était ce qui l'avait motivée à s'aventurer dehors depuis le début ; on lui avait tant parlé des belles fleurs de cerisier de Tokyo qu'elle ne pouvait s'empêcher de vouloir en profiter. Et maintenant elle était là, hasardeuse dans la nuit, à suivre une piste fleurie sans faire attention à laisser une traînée de petits cailloux sur son sillage.
Et enfin elle les vit : les premiers cerisiers de sa vie. Sybile pressa le pas, si bien qu'elle trottinait joyeusement vers la rambarde bordant la rive, et leva les yeux vers cette galaxie de points rosés. Elle tourna joyeusement sur elle-même et fit voleter sa longue robe claire, noyant son regard dans les branches sombres couvertes de pétales, et un sourire ourla ses lèvres - sûrement pour la première fois depuis qu'elle était arrivée.

Elle prit rapidement une photo de la scène après l'avoir cadrée, fragment de souvenir bien gardé, et glissa son portable de nouveau à sa place habituelle. Les bras croisés sur la rambarde Sybile resta quelques instants silencieuse, à observer la rivière s'écouler en contrebas, écouter le son de la ville jamais assoupie se coupler aux clapotis, sentir la brise glisser entre ses doigts fins et ses chevilles blanches dénudées ; soupir soulagé.
Le temps passa, si vite qu'elle n'y fit même pas attention ; la nuit récemment tombée était bien installée maintenant. Un courant d'air plus froid saisit sa gorge claire dans une petite toux, elle avait les lèvres pâteuses et la langue collée au palais - " Je ferais bien de boire un peu ", se dit-elle. Elle fouilla une nouvelle fois son sac, mais tout ce qu'elle put y trouver étaient son portable, des papiers d'identité, un couteau et quelques pièces argentées. Rien de bien utile à étancher sa soif ne s'y trouvait, alors Sybile se décida à partir à la recherche de la deuxième chose la plus populaire de Tokyo : les distributeurs en tout genre. " Il doit bien en avoir un pas bien loin.. " - elle tourna sur elle même, investiguant les alentours pour y trouver une lumière familière ; et il y en avait une, là bas au coin, une vingtaine de mètres plus loin.

Alors elle y marcha tranquillement, parcourant la rue tranquille et bien vide à cette heure, puis observa la machine - par chance, parmi ses sandwiches, Sybile entrevu quelques canettes. Mais ce n'était pas si simple, et le monstre de ferraille ne se laissa pas percer à jour ainsi, et elle resta plantée devant avec un air confus peint sur la face pendant un moment. Tant de boutons, d'annotations, de slots... elle plissa les yeux, bien déterminée à faire marcher ce truc. Impulsivement, elle pressa un bouton qui semblait correspondre à une canette verte, du thé, et glissa dans la machine autant de monnaie qu'elle le pouvait.
Mais en réponse, au lieu de cracher son butin, la lumière de la machine clignota, clignota, clignota - et s'éteignit. Sybile ferma les yeux, se massa les tempes. Insultée par une machine. Et la voilà à mettre un coup de pied enragé dans la boîte à trésors, fermée à clefs et fermée sur ses secrets, prisonnière de la vérité que même sa colère ne lui obtiendra pas de boisson.

Elle pousse un soupir, elle laisse son front se poser contre la vitre du distributeur et elle attend. Quoi elle ne sait pas, elle se dit sans doute qu'après quelques minutes à se lamenter elle finira bien par rentrer chez elle - sans doute que faire demi tour sera moins long qu'attendre que la machine lui délivre sa précieuse canette. Sybile se redresse, soupire encore ; elle retourne à la rambarde sous les cerisiers pour profiter une dernière fois de la vue, et se prépare à partir.
Mais une ombre l'en empêche.
Dans le coin de sa vision, il y a quelqu'un.
Elle fait comme si de rien était, ne se laisse pas trahir, se tient prête à sortir son couteau. Son portable lit vingt-trois heures. " une ghoul qui chasse ..? " Elle hésite, elle espère. Sybile ne se balade pas avec sa quinque, impuissante, elle panique à moitié.

Le désespoir la secoue comme la brise soulève ses cheveux et y coince des fleurs de cerisier.

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Eva Edogawa
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Ven 10 Aoû - 13:16
Belle de nuit
Sybile and Eva
Le vent semblait souffler depuis l’est, difficile à dire depuis cette hauteur. Le sens de l’orientation n’était pas le fort de cette justicière masquée, scrutant l’horizon infini des structures de Tokyo depuis un immeuble en construction. Accroupie sur le rebord de ce qui devait être une future fenêtre, l'héroïne masquée réfléchissait sur sa prochaine destination. La soirée semblait calme et l’heure était déjà bien avancée, devait t-elle rentrer ou faire un dernier tour afin de se coucher la conscience tranquille ? Camouflée dans la pénombre par sa veste noire et son masque à gaz sur le visage, elle ouvra sa fidèle sacoche afin de voir si tout ses accessoires y étaient présents. Bandages épais, un désinfectant très fort, des calmants, plusieurs seringues tranquillisantes ainsi que l’arme leur permettant d’être projetés. Une lampe torche, quelques denrées alimentaires et enfin deux cartes, l’une de la ville, l’autre, un plan détaillé des tunnels du métro. Cette vérification ne lui prit guère plus de d’une minute. Son stratagème afin d’avancer le temps échoua lamentablement et sa culpabilité ne cessa de grandir, c’est alors qu’elle se leva, soupira dans son masque et décida de la suite des événements.

La jeune femme aux cheveux attachés en longues couettes sauta depuis l’immeuble en décidant de suivre le cours de la rive pour sa dernière patrouille. Sa chute vertigineuse dura tout au plus quelques secondes avant que notre héroïne ne fasse pousser un grand membre depuis son dos afin de se rattraper à la clôture entourant ce chantier. Son atterrissage était exécuté avec élégance, mais personne n’était présent pour la noter, chose qui semblait d’ailleurs la rassurer. Enlevant son masque afin de ne pas ressembler à ses confrères bien plus agressifs qu’elle. Eva continua en direction de la rive, le quartier n’était pas très fréquenté, surtout à une heure pareille, de plus elle savait où elle se dirigeait, vers le quartier de Meguro. Cela faisait déjà quelques semaines qu’elle n’y avait pas fait de détours, après tout, il n’y avait pas vraiment de menaces par là-bas, alors autant finir sa patrouille dans un endroit qu’elle appréciait pour ses fleurs.

Elle marcha un long moment, croisant parfois certaines personnes, mais n’y prêtant pas attention. Ici on vit jour et nuit alors personne ne posait beaucoup de questions sur les faits et gestes. Les gens se contentaient de mener leur vie à un rythme souvent effrénée sans faire attention aux autres, quelle ironie pour la ville la plus peuplée du monde. C’était le genre de pensée quotidienne qui traversait l’esprit d’Eva, mais après tout qui était t-elle pour juger ?

Après un quart d’heure, elle arriva à Meguro, comme prévue le quartier était calme, les fleurs de cerisier recouvraient l’endroit de leur odeur et cela semblait l’apaiser, quoi de mieux avant de rentrer, puis dormir. Mais le silence fut bien vite rompu. Un fracas se fit entendre derrière un bâtiment qui longeait le chemin de la rive. Agression ? Accident ? Le mieux était d’aller voir par elle-même, après tout elle poursuivait tout de même une mission. Après quelques pas, elle vit une jeune femme posée son front contre la vitrine d’un distributeur. Son apparence lui semblait bien étrangère, elle n’était pas d’ici, elle était étrangère tout court. Et comme beaucoup d’étrangers, venait sans doute de se faire arnaquer par l’une de ses machines à moitié cassée. Mais son regard se porta un peu plus loin, derrière une personne se tenait debout à l’entrée d’une sorte de passage entre deux bâtiments résidentiels. Une mauvaise sensation lui coupa le souffle, s’agissait t-il d’une Ghoul ou d’autre chose ? Pendant ce temps-là, la jeune femme semblait se diriger vers la rambarde de la rive. A la vue de sa réaction elle devait aussi s’être aperçue de la présence d’une autre personne.

Eva prit son rôle au sérieux et sortit de son coin pour se diriger vers l’étrangère. Elle ne lâcha pas du regard la personne cachée dans son passage, puis décida de ramasser une pierre près des rambarde avant de la jeter sur ce qui semblait être un cheval mort en terme de réflexe. Le mystérieux inconnu sortit de sa cachette et se releva être une sorte de voyeur tenant un appareil numérique ressemblant à un smartphone dans sa main. Il ne pesta pas et prit ses deux jambes à son cou avant de s’enfuir. Avançant d’un pas déterminé vers l’inconnue aux traits européens. Non loin d’elle, Eva prit la parole.

“Vous ne devez pas encore être habituée, mais celle ville grouille de pervers en tout genre, et vu votre visage et vos formes différentes, il était servit.”

Se rendant compte très rapidement de son impolitesse, elle voulait mettre à l’aise la jeune femme, ne sachant cependant pas si elle parlait la langue ou non, Eva prit sur elle pour vaincre sa timidité et jouer son rôle à fond, tout en se montrant rassurante.

“Je m’appelle Eva, j’espère que je ne vous dérange pas et que vous allez bien ?”
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Sybile Van Hilde
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Sam 11 Aoû - 16:43
belle-de-nuit
ft. eva edogawa ; sybile van hilde
La main si serrée sur le couteau que ses doigts finirent par en craquer, faibles articulations sous la tension et la rage concentrées. Elle sentait le regard sur elle, inquisiteur, puissant ; elle se sent proie alors qu'elle a toujours été le prédateur en manteau gris. Elle se sent piégée enfermée, Sybile, si bien que quelque chose se déconnecte en elle et qu'elle perd un peu pied sur la réalité - et elle se hait de ne pas faire attention, comme on le lui a toujours appris pendant toutes ces années, alors à l'intérieur elle se lamente elle se fragmente, fleur du soir qui se referme avant que la nuit ne soit finie.

Résonance ; un bruit sourd en echo et des pas, elle sort de sa torpeur et desserre sa mâchoire. Il est parti. Elle s'attendait à tout, à des larmes du sang des cris, mais pas à ce que quelqu'un d'autre n'intervienne et la libère de son sort. Elle a le regard fou, comme celui d'un petit animal blessé, et elle regarde autour d'elle comme si tout d'un coup la menace s'était volatilisée. Mais elle ne put trouver qu'une arche sous les ombres désertée, la maudite machine à boisson muette et paralysée, et une ombre à son autre côté, observante.
Alors elle se retourne brusquement, encore un peu rêveuse et perdue, fait face à l'inconnue dans les ombres. Et elle écoute la voix, qui n'a rien de doux et de rassurant à lui apporter, mais qui quelque part l'aide à reprendre pied. Sybile  en comprend les grandes lignes, encore peu familière avec le japonais moins formel qu'elle n'utilise pas au travail, et sourit à la jeune femme en remerciement pour ses mots maladroits mais attentionnés.

Ses doigts desserrent enfin le couteau, qui glisse de nouveau à sa place dans le sac sans se laisser voir. Un visage fin et légèrement arrondi, aux traits durs et pourtant si gentils, les cheveux longs attachés et nonchalamment coupés, elle se tient comme un garçon et a pourtant la grâce d'une jolie jeune fille ; Sybile n'est pas certaine de son âge, mais elle est certaine de son courage et de son attitude. La belle aux cheveux blancs s'incline poliment dans sa direction, ses manières administratives ne voulant pas la quitter, et son visage continue de lire le soulagement et la reconnaissance.

" M-Merci beaucoup d'être intervenue.. Eva. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans vous. "

Malgré tout encore secouée, la colombe ne se sentait pas vraiment d'humeur à se venter de son poste et justifier que oui, elle aurait pu se défendre - ce serait mentir, puisque malgré sa classe et son entraînement, elle n'était visiblement pas capable de garder son calme. La pensée la vexa légèrement, mais elle se retint de trop le montrer.

" On m'en avait avertie mais ça ne m'était encore jamais arrivé, alors.. enfin, c'est une longue soirée. Je ferais plus attention. "

Elle laissa s'échapper un petit rire nerveux, toujours gênée par son manque de contrôle d'il y a quelques instants. Mais pour se consoler elle se dit que sortir seule si tard n'était pas une si bonne idée, surtout de manière si décontractée, et qu'elle aurait du être plus vigilante - plus sur ses gardes en cas de la moindre éventualité. C'est ce pour quoi elle avait été entraînée, et c'est son manque de considération qui lui avait coûté son moral durant les derniers mois ; elle le redoutait, le détestait, comme une forme vicieuse tapie dans les ombres qui continuait de la surveiller où qu'elle aille.
Mais la colombe sortit rapidement de ses pensées, aussi courtes soient-elles et si dispersées, et repose les yeux sur sa sauveuse de la soirée.

" Mais vous, qu'est ce que vous faites dehors à cette heure ? Vous n'avez pas peur que ce genre de chose vous arrive aussi ? "

Elle ne doutait pas de sa force et de sa niaque, elle pouvait la lire aisément dans sa façon de secourir une parfaite inconnue stupide ; mais peu de bon samaritains erraient dans les rues la nuit pour aider leur prochain, comme elle le faisait elle. D'ailleurs, les seuls à bien vouloir errer dans les rues une fois la nuit tombée, c'était ordinairement les ghouls en chasse ou leurs premières cibles de choix : les pervers traquant les gens avec une caméra.

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Eva Edogawa
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Dim 12 Aoû - 15:48
Belle de nuit
Sybile and Eva
La situation semblait quelque peu bloquée, la jeune femme qu'Eva venait d'aider n'était pas tout à fait à l'aise. Il fallait cependant la comprendre, personne ne le serait après avoir vécu une chose pareille, surtout lorsqu'on est étranger à une culture ou à un pays. Elle la remercia poliment, sa maîtrise du langage ne semblait pas être parfaite, mais notre jeune justicière ne jugeait pas une personne sur cela. Contrairement à la majorité des Japonais elle n'était pas fermée aux étrangers, au contraire même, elle voulait la mettre à l'aise. Après tout cela faisait également partie de son rôle.

Eva balaya la zone une nouvelle fois pendant que son interlocutrice semblait encore lui parler, elle ne ratait cependant aucun de ses mots, l'écoutant attentivement. Une fois qu'elle était assurée de la sécurisation de la zone elle se tourna un peu gênée vers l'étrangère et lui afficha un sourire en rougissant légèrement. Un merci signifiait beaucoup pour elle. Hormis les personnes âgées et les excentriques, peu étaient disposés à la remercier comme il se doit, alors cela lui faisait toujours très chaud au cœur d'entendre des remerciements. Farfouillant sa sacoche elle trouva une canette d'un jus de fruit multivitamines qu'elle avait sur elle. Ce n'était pas grand chose, mais si cela pouvait apaiser la jeune femme en face d'elle, alors il fallait lui proposer. Tendant la canette dans sa direction tout en souriant, elle essayait tant bien que mal de se montrer chaleureuse afin de travailler ce point qu'elle ne maîtrise pas encore tout à fait.

“Euh bon bah voilà, j'ai pas grand chose d'autre sur moi, j'espère que cela peut vous aider à oublier toute cette scène et vous rafraîchir un peu.”

Toujours un peu maladroite, elle se permit de regarder la jeune femme aux cheveux blancs de la tête au pied, mais elle n'arrivait pas a deviner son origine. Ce n'était pas quelque chose de malpolie, simplement de la curiosité. Reprenant sa respiration elle voulait tout de même la mettre en garde tout en voulant se montrer beaucoup plus rassurante qu'auparavant.

“Nous avons malheureusement beaucoup de pervers dans notre capitale, mais il ne faut pas s’arrêter à cela, on peut également y faire de bonnes rencontres, cela me fait plaisir d'aider. Alors ne vous concentrez pas sur ce qui vient de se passer, pensez à demain, ou même aux cerisiers derrière vous, c'est bien plus joli.”

Eva aimait se montrer rassurante, c'était sans doute le côté qui faisait le plus gonflé son ego de super justicière. Mais elle aimait avant tout aider les gens et cela lui faisait beaucoup de bien de savoir qu'elle est utile à la société, ou du moins qu'elle a au moins été utile à une personne ce soir.
Elle réfléchissait d'ailleurs à ce qu'elle allait répondre au sujet de sa sortie nocturne, lui dire qu'elle est une super-héroïne n'était pas forcément la meilleure des choses à faire, elle pourrait croire a une folle et se remettre à paniquer. Elle opta donc pour de l'humour à sa sauce.

“Non vous en faites pas, moi, je suis moche donc on n'ose même pas me toucher avec un bâton, alors me prendre en photo encore moins. Je suis le contraire même du mot sexy.”

Marquant une pause, elle plissa le regard et parla d'une voix plus sensuelle pour annoncer une nouvelle connerie sans vraiment y réfléchir.

“En plus moi, je suis une Ghoul, si on me fait ça et bien, je mange la personne !”

Le silence s'installa. Encore et encore, pourtant ce silence ne dura qu'une vingtaine de secondes tout au plus, mais le malaise crée par Eva n'était absolument pas drôle, au point ou son expression passa directement d'un visage joyeux à triste. Et elle se rattrape immédiatement.

“Pardon ce n'était pas drôle. Je peux vous raccompagner vers une zone plus fréquentée si vous le souhaitez ou vous indiquer par quel chemin passer afin de ne pas vous faire importuner ? Je suis encore désolée de ma blague nulle, si je peux me rattraper, je le ferais...”

C'était bien elle, à vouloir présenter ses excuses excessivement, elle avait encore beaucoup d'efforts à faire avec les relations humaines. Ce n'était pas ce soir que tout cela allait s'arranger.
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Sybile Van Hilde
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Lun 20 Aoû - 2:14
belle-de-nuit
ft. eva edogawa ; sybile van hilde
Elle avait poussé un soupir soulagé et avait doucement prit la canette un peu moite et tiède dans sa main, tentant de libérer son esprit de pensées trop troublées. Son oreille écoutait l'interlocutrice, et son corps s'appuyait sur la rambarde non loin de son dos, elle ferma les yeux quelques secondes pour se vider la tête et les poumons.

Quand elle les rouvrit sa vision était obnubilée par les pétales rosées, souvenir des quelques minutes passées à les observer, ce qui la remplit de détermination. Quelques instants de silence à passer son doigt sur le contour de la canette, à demi-froide sur la pulpe de sa peau, lui avaient suffit à passer tant bien que mal à autre chose. Sybile craqua la capsule du breuvage et en bu une ou deux gorgées ; son attitude semblait être celle d'un travailleur en fin de journée parti se réfugier au bar du coin pour avaler cul-sec sa bière de réconfort, et au fond, elle n'en était pas bien loin. La colombe avait passé sa journée au bureau, à éplucher dossiers et témoignages sans répit pour se donner une idée de la population à qui elle avait affaire - elle en était sortie lessivée, et avait commencé à regretter à moitié d'être sortie de nouveau aussi tôt qu'elle avait posé le pied dehors.

" Vous avez sûrement raison.. j'étais venue pour les cerisiers d'ailleurs, entre autres. Je n'avais pas encore eu le temps de visiter la ville, et je ne pensais pas la découvrir comme ça.. "

Elle n'avait aucune attente envers cette ville et n'en avait jamais vraiment eu, à part peut être lui faire oublier sa vie, lui faire tourner la page ; n'importe quelle ville un peu confortable aurait pu faire l'affaire, et c'est le hasard de l'aéroport qui avait décidé de l'heureuse élue - nouvelle mère patrie. Qu'une de ses premières sorties se déroule ainsi ne la surprenait pas tant que ça, la colombe qui était visiblement étrangère et qui risquait à tout moment de porter le regard sur elle ne pouvait espérer que sa venue soit tranquille en tout point. Mais Sybile, qui chez elle était une inconnue pour elle et sa famille, se sentait comme au travail comme toujours : admirée de loin, sans prendre le temps de trop s'y pencher de trop y toucher, elle est bien comme ça laissée de côté et hors de portée.
Alors elle cessa son râle interne et reposa son regard azur glacé sur Eva, l'air attentif et posé, la voyant paniquer toute seule et ne voulant pas vraiment intervenir. Sadique, peut être ; précautionneuse, sans doute. Elle laissa le silence s'installer, son œil planté sérieusement dans ceux de sa sauveuse du soir. Lourde, froide, accusatrice presque ; elle ne tint pas bien longtemps et éclata de rire au bout de quelques secondes à s'empêcher de céder.

" Mais enfin, de quoi parlez-vous ? Vous êtes très jolie ! J'aimerais être aussi mignonne que vous. Quoi que je ne vous souhaite pas de vous faire espionner, bien sûr. "

Toujours hilare, Sybile s'avança vers la pauvre cible de ses rires - qu'elle tente de réprimer - et posa sa main sur son bras d'un geste amical pour excuser la maladresse de celle-ci - sans pour autant pouvoir arrêter de s'en moquer.

" Ah ! Ne vous en faites pas, je vous crois.. Je sais reconnaître une ghoul quand j'en vois une, c'est mon métier. Mais j'accepte quand même l'offre, et c'est bien parce que je n'ai pas ma quinque avec moi pour me protéger ! "

La colombe lui offrit un sourire radieux, un peu inquiète que sa façon de s'exprimer ne passe pas ou ne se traduise tout simplement pas bien dans les mœurs du pays. Elle ne s'était même pas posé la question en vérité, car il lui semblait évident qu'Eva ne pouvait pas être une ghoul ; ce n'était pas une bête, et un animal ne vient pas aider sa proie plutôt que de profiter de sa faiblesse. Et puis son envie transpirante de bien faire et bien dire - il n'y avait pas moyen qu'une aussi charmante jeune femme soit une menace carnivore.
Si seulement Sybile y avait réfléchi un peu plus.

Mais plutôt que de s'en soucier plus longtemps, l'étrangère aux cheveux argentés reprit une gorgée du jus de fruit qu'on lui avait offert - ce qui lui fit réaliser qu'elle n'avait rien à donner. Arrêtée dans son élan, elle prit quelques instants pour analyser mentalement le contenu de son sac, qu'elle fouilla tout de même à la recherche de quelque chose à offrir en retour à son interlocutrice, mais hélas rien de nouveau ne s'y était glissé. La seule chose que Sybile avait à lui donner était un regard désolé, elle haussa les épaules silencieusement avec les joues rosées de gêne. Elle regarda autour d'elle, tentant de trouver quelque chose n'importe quoi, une distraction d'une quelconque nature. Bien sûr elle ne put penser qu'aux cerisiers en fleurs, puis à l'ambiance de la ville, puis après avoir tourné en rond dans sa tête en silence pendant plus de temps qu'il n'aurait fallut, elle abandonna et laissa sa langue se délier : la légendaire discussion sur la pluie et le beau temps venait de commencer.

" J-Je ne sais pas vous, mais même après ça je ne me lasse quand même pas de cette- ah, mais j'y pense ! Je m'appelle Sybile. J'avais oublié de le dire je crois.. et désolée pour mon accent. "

Elle avait paniqué en plein milieu de sa phrase et réalisé qu'elle ne s'était même pas présentée ; pas qu'on attendait normalement d'une victime - quoi que Sybile n'en était pas vraiment une - qu'elle révèle son identité, mais c'était toujours intéressant à savoir et puis pourquoi pas après tout ? La colombe se recomposa, retrouvant les fragments de son calme qui s'étaient enfuis l'espace de quelques secondes ainsi que sa posture formelle d'inspectrice de première classe. Elle se sentait un peu stupide et avait un rictus à demi forcé et à demi tordu peint sur le visage, ne sachant que trop faire de mieux, et s'attendant à ce qu'Eva se moque d'elle comme elle-même l'avait fait un peu plus tôt. C'était ça, le revers de médaille au manque de capacités sociales.

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